Février 2020 a présenté un certain nombre de défis pour le commerce agroalimentaire, notamment la pandémie de COVID-19, les droits de douane américains et le retrait du Royaume-Uni de l’UE. Face à ces défis, les exportations agroalimentaires de l’UE ont atteint une valeur mensuelle de 15,1 milliards d’euros (soit une augmentation de 4,6 % par rapport à février 2019), tandis que la valeur des importations a atteint 9,8 milliards d’euros (0,7 % au-dessus du niveau de février 2019). Malgré les défis, certains produits et pays ont connu une croissance des valeurs commerciales, comme indiqué dans le rapport commercial mensuel de février 2020, publié aujourd’hui par la Commission européenne.
La pandémie de COVID-19 n’a pas semblé avoir d’incidence sur les exportations agroalimentaires de l’UE vers la Chine, les valeurs mensuelles ayant augmenté de 291 millions d’euros par rapport à février 2019. La croissance a été largement tirée par les exportations de porc, d'aliments pour nourrissons, d'abats, de viande et de blé et de céréales secondaires. Des augmentations ont également été enregistrées pour l'Algérie (hausse de 110 millions d'euros), l'Arabie saoudite (hausse de 84 millions d'euros) et le Japon (hausse de 69 millions d'euros). Au cours du premier mois de la période de transition du Brexit, la valeur des exportations de l’UE vers le Royaume-Uni a diminué de 364 millions d’euros, bien que le Royaume-Uni reste dans les conditions du marché unique. Aux États-Unis, les droits de douane sur les produits de l’UE tels que le vin, le fromage et l’huile d’olive ont contribué à une baisse de 66 millions d’euros de la valeur des exportations agroalimentaires. Des baisses ont également été enregistrées pour Hong Kong (en baisse de 48 millions d'euros) et le Liban (en baisse de 36 millions d'euros).
L’augmentation de la consommation de fèves de cacao de l’UE a entraîné une hausse de la valeur mensuelle des importations de produits en provenance de Côte d’Ivoire (une croissance de 82 millions d’euros), tandis que des augmentations ont également été enregistrées pour le Canada (en hausse de 74 millions d’euros) et l’Indonésie (en hausse de 60 millions d’euros). Toutefois, la valeur des importations en provenance du Royaume-Uni a diminué de 113 millions d’euros, tandis que des baisses ont également été enregistrées pour l’Argentine (baisse de 62 millions d’euros) et les États-Unis (baisse de 55 millions d’euros).
En ce qui concerne les produits de base, la plupart des produits agroalimentaires de l’UE ont enregistré une baisse de leurs exportations mensuelles par rapport à février 2019. Les baisses les plus notables concernent le vin (diminution de 142 millions d'euros), les peaux brutes (diminution de 34 millions d'euros), les spiritueux et les liqueurs (diminution de 32 millions d'euros), le coton (diminution de 31 millions d'euros) et le sucre de betterave et de canne (diminution de 31 millions d'euros). Toutefois, la valeur des exportations de certains produits a augmenté, comme le porc (278 millions d'euros), le blé (228 millions d'euros) et les céréales secondaires (145 millions d'euros).
Un petit nombre de produits ont vu leur valeur d'importation mensuelle augmenter, notamment les huiles végétales (saut de 138 millions d'euros), les fruits tropicaux frais et séchés (hausse de 98 millions d'euros) et les graines oléagineuses (autres que le soja) (hausse de 69 millions d'euros). Parmi les produits dont la valeur des importations a diminué, les baisses les plus fortes ont été enregistrées pour les tourteaux d'huile (baisse de 219 millions d'euros), les céréales secondaires (baisse de 107 millions d'euros) et le blé (baisse de 83 millions d'euros).

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Liens connexes
Analyse des politiques commerciales et internationales
Données mensuelles précédentes sur les importations et les exportations agroalimentaires de l’UE.
- Date de publication
- 4 juin 2020
- Auteur
- Direction générale de l’agriculture et du développement rural



